Déconnectée

Hier soir, j’ai pris une grande résolution. Aujourd’hui, ce n’est pas la rentrée. Aujourd’hui, on est le 3 septembre, on est juste mardi et c’est une journée comme les autres. Et pour m’aider à y croire, j’ai décidé (si! si!) de me déconnecter des réseaux sociaux pendant toute une journée.

Alors si ça fait bien (au moins) 4 ans que je n’ai pas passé une journée sans Facebook, ça fait tout drôle. J’ai l’impression d’être dans un autre monde. Un monde qui ne serait dicté que parce que je crois, que par ce qui est réel.

Quand tu vas sur Facebook, twitter, Instagram ou encore Hellocoton, tu sais tout de suite quel jour on est et l’actualité du moment. Les grandes tendances s’affichent sur tous les statuts et au final, lorsque tu vis à l’heure des réseaux sociaux, tu vis comme tout le monde.

Ça me fait un peu penser à un épisode (ou deux) de Dr Who, ou ils ont tous des oreillettes et ou les infos leur sont transmises à tous, à la même heure, directement dans leur cerveau. Comme des moutons.

Dr Who

Alors évidemment je ne nie pas la réalité, je ne la fuis pas, mais je me préserve. Pourquoi aujourd’hui ? Parce que c’est la rentrée. Ah oups, pardon, non j’ai dis que c’était un jour comme les autres (t’as vu comme on est conditionnés tous …). L’année dernière, j’ai vécu une journée noire à cause de Facebook . Voir tous ces statuts, ces mots à la bouche de tous les parents, alors que moi je n’avais juste qu’une chose en tête, ma fille, qui aurait du, elle aussi, rentrer à l’école l’année dernière. Alors à existence particulière, réaction particulière, j’en ai souffert et je sais que j’en souffrirais encore aujourd’hui.

Bien sur, je pense bien fort à mon filleul qui faisait sa rentrée aujourd’hui comme un grand garçon, je pense aussi au fils du cousin qui lui aussi rentrait aujourd’hui. Mais les autres? Non. J’ai pas envie d’y penser, j’ai pas envie de le lire car c’est douloureux par ou ça passe.

J’ai lu ce matin, oui j’ai craqué j’ai été lire la sélection humeurs sur Hellocoton (sélection d’hier donc ça compte pas), un article qui portait bien son nom « J’aime pas la rentrée ». La blogueuse disait à juste titre que lorsque l’on devient parent, on ne compte plus en années calendaires mais en années scolaires. Et c’est bien vrai, j’y avais jamais pensé.

J’envie les gens qui partent en vacances aujourd’hui, parce qu’ils sont hors du temps, hors de la société, hors d’atteinte. Ils sont libres. Tout comme ceux qui n’ont pas facebook, ou twitter …

Je n’envisage pas de quitter les réseaux sociaux, car en vrai je m’ennuie sans eux. J’ai beau dire que j’envie la liberté, que les gens sont tous des moutons, je ne pourrai pas vivre sans. L’addiction est finalement plus une habitude qu’autre chose. Comme la cigarette, j’ai mes heures, mes rituels. Et finalement, comme la cigarette, il suffit de s’occuper pour ne pas y penser.

Facebook-addict

Machinalement, j’ai ouvert toute à l’heure ma page facebook, sans m’en rendre compte. Parce qu’il s’agit de l’habitude que j’ai tous les jours à la même heure. Je l’ai refermée aussitôt en ayant juste eu le temps de voir la photo de bambins qui rentrent à l’école, dont la photo a été partagée fièrement par les parents sur le célèbre réseau. A part ce geste incontrôlé, j’ai pour l’instant réussi à tenir.

Oh bien sur la journée n’est pas finie, mais j’ai la volonté et puis ce que je viens de voir m’a confortée dans mon choix. Aujourd’hui, je vis dans la réalité. Celle que l’on touche, que l’on sent et que l’on entend (même si c’est pas forcément mieux, rapport à la rentrée).

Une journée sans réseaux sociaux et un constat (encore un). Pourquoi je lis mes fil d’actualités tous les jours ? Qu’est ce que ça m’apporte finalement ? Si ça permet de rester connectée avec les proches que je vois moins souvent, quel besoin aurait t’on obligatoirement à lire ce fil d’actualité tous les jours, toutes les heures, sans en louper une miette.

Les anti-facebook, me répondront. Les pro-facebook comprendront. Au final, même si c’est à peu près sur que demain vous m’y reverrez, la journée sans réseaux sociaux ne m’a pas forcément fait du bien. Elle ne m’aura pas fait de mal non plus.

Après tout, ça fait partie de la vie, de notre culture, de notre monde. Et vous qu’en pensez vous ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

9 thoughts on “Déconnectée

  1. Je me suis sevré de mon facebook perso, car j’en ai avais marre de voir des « J-5 avant les vacances », des photos de pieds en vacances, des posts de parents heureux du premier caca de leur mioche, etc… à force de mettre tout et n’imp’ pour montrer aux autres qu’on existe, on perd en qualité d’informations

    1. Surtout pendant les vacances …
      Après question qualité d’informations c’est pas vraiment facebook qui est le mieux placé, c’est vraiment plus pour garder contact et avoir des nouvelles !

  2. Je suis Anti- FB depuis si longtemps que je ne sais plus trop pourquoi je le suis. En tous cas je vis sans, et pas une minute ne me viendrais d’y retourner.
    Mais je tweet. Sans arrêt. J’hellocoton. Sans arrêt. Je blog. Je check mes mails. Je scrute, j’épie, je lis, je regarde…. et je commente.
    Finalement, le reste remplace FB, sauf que je matte les inconnus et pas les amis. Peut être parce qu’avec les amis je me sens bien ?

    Toujours ets-il que j’ai passé 2 semaines de vacances sans internet, sans 3G. Au moindre réseau Wifi, j’ai craqué, juste pour instagramer que j’étais au Mac Do.
    Ca m’a fait du bien oui de me déconnecter, mais je rentre toujours aussi accroc qu’avant.

    Vivre avec son temps, oui. Se trouver d’autres occupations et profiter de la vie réelle: oui aussi.

  3. Je le prend pas comme ça mais c’est vrai que ces chaînes c’est une plaie !
    Le pire c’est le « repost » de photos avec citations. J’en peux plus !!!!

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