La fibre maternelle

Parfois, je me dis que la nature a du se tromper à ma naissance et m’a pas distribué les gênes qu’il fallait. 8 ans me séparent de ma petite soeur et elle et moi c’est le jour et la nuit. Tandis qu’elle n’arriverait pas à survivre si elle ne travaillait pas avec des enfants, moi je les fuis purement et simplement.

Je sais pas, il paraît que l’instinct maternelle nait pendant la grossesse (au pire des cas), mais qu’en est t’il de la fibre maternelle ? Est t’on toutes nées pour enfanter ? Est ce que parce que l’on est des femmes, on doit obligatoirement être à l’aise avec les enfants ?

Parfois, dans un petit coin de ma tête, je pense tout bas  » peut être que j’aime pas les enfants ? « . Et pourquoi ? Et qu’est ce qui cloche ? Et qu’est ce qui va pas chez moi ? Lorsque ces mots me traversent l’esprit je hoche la tête comme pour ôter cette mauvaise pensée. Nan mais n’importe quoi qu’est ce que tu vas penser !

Je n’ai aucune attirance envers les enfants, je ne les trouve pas « mignons », je ne suis pas gagatte devant un nouveau né, je suis incapable de leur parler, d’échanger avec eux, de jouer. Le plus dur c’est qu’ils doivent le sentir et ils me le rendent bien. Rares sont les enfants ayant osé m’approcher, souvent, ils se contentent de me regarder, d’un regard timide, un peu apeuré, mais toujours de loin. Et si d’aventure, pour faire bien devant les parents, je leur adressais la parole, ils se mettraient à pleurer presque instantanément. Pourtant, je n’ai pas une tête de sorcière, je pense pas faire peur, mais voila, je les attire pas.

Le problème (s’il y en a un) c’est qu’il est établi qu’aimer les enfants c’est normal (tout comme en avoir, mais ça c’est un autre débat) et que ça fait de vous quelqu’un de bizarre, de froid, de malheureux et qu’on ne peut pas avouer ça (encore moins) aux parents bienheureux de nous présenter leur progéniture.

De par mon histoire malheureuse, les gens se disent que si je suis comme ça c’est parce ce que j’en souffre. Mais en fait non.

Ce matin j’ai lu un article sur la maternité, trés bien rédigé par une blogueuse dont je serais incapable de donner l’âge (je sais pas je la connaît pas). Elle disait vouloir profiter de sa liberté avant d’être enfermée à la maison avec des enfants. Pour ma part, je ne dis pas ne pas vouloir d’enfants, j’ai juste peur qu’ils changent ma vision de la vie et qu’ils bouleversent mon quotidien. A l’image de ces mamans pipi-caca, qui ne font plus rien de leurs soirées. C’est pas de leur faute, c’est leurs charmants bambins qui accaparent trop leur temps. Ça je suis désolée mais je comprendrai jamais.

Je vous lis déja, « tu peux pas savoir tu n’as pas d’enfants ». Oui peut être que vous avez raison, mais en réalité, je pense que le jour ou j’en aurai un, je serai pas comme ça.

Vous savez, je ne pourrai peut être pas en avoir, parce qu’il semblerait à 95% que mon homme est stérile. Et finalement, même si le jour ou j’ai appris cette nouvelle j’ai fondu en larmes dans ses bras, je ne suis pas en haut d’un pont en train de me demander si je vais sauter ou pas. La vie n’est pas finie, nous sommes en bonne santé, nous nous aimons, et puis il existe l’adoption. A personne spéciale, parcours spécial.

Au final, se poser la question si on veut des enfants, si on aime les enfants ou si on peut en avoir, c’est une chose, il en est une autre que je me suis posée. Est ce que j’envisage ma vie sans avoir d’enfants ? Et ça pour moi c’est une certitude que non. C’est peut être ce qui fait la différence.

Ou qui me rend si différente.

Enfin je sais pas ….  Qu’est ce qui cloche chez moi ?

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