Le ski et moi

skiNous avions prévu d’aller au ski le 1er janvier. Selon Steven, c’est le jour idéal car il n’y a pas beaucoup de monde sur les pistes. J’appréhendais un peu cette sortie étant donné que je n’étais allée skier qu’une seule fois dans ma vie, lorsque j’étais en classe de neige en primaire. J’ai mauvais souvenir des tires-fesses ou j’arrêtais pas de tomber et du moniteur qui arrêtais pas de crier mon nom. Arrivés sur les pistes de la Bresse, location de matériel et achat des forfaits, j’ai sauté sur les skis et suivi Julie jusqu’au tire-fesse de la piste verte. Et la dans ma tête, j’entendais mon moniteur de CM2 « garde tes skis bien droit », « te met pas assise sur le tire-fesse ». J’ai attrapé la tige comme une grande, et j’ai respiré trés profondément toute la montée, en me répétant ces 2 consignes et sans quitter mes skis des yeux. Lorsque je suis arrivée en haut, j’étais toute fière parce que j’étais pas tombée.

Tout en haut, je me lance. Comme une gamine, sans réfléchir, pleine confiance en moi. De toute façon si je tombe, la neige ça fait pas bien mal. 1ère descente, j’ai rien perdu des cours de mon moniteur desespéré de m’apprendre quelque chose. Je savais freiner en chasse neige et tourner.
Bon d’accord, je suis tombée 4 ou 5 fois mais c’est normal. Ca fait plus de 15 ans que je n’étais pas montée sur des skis, c’est excusable. Arrivée en bas, j’ai filé sur le tire fesse, sans attendre, faut dire que ça me plaisait pas mal.

Deuxième descente, j’ai défini un peu plus mon chemin, surtout éviter les bosses et les descentes trop abruptes, et je suis pas tombée une seule fois !! La troisième, je suis arrivée en bas en quelques minutes, après avoir été tout vite, sans tomber. Le sourrire aux lèvres. Toute fière de moi.

Midi passé, on est allés manger. J’ai dit à Steven que je me sentais prête pour les pistes bleues. Lui a estimé aussi que je me débrouillais pas mal, alors on a grimpé un peu plus haut. Mais qui dit plus haut, dit télésiège, et c’est seulement quand je me suis retrouvée assise sur ces engins que je me suis rappelée que j’avais le vertige. En même temps, si j’y avais pensé avant je sais pas si je serais montée !!  J’ai passé la montée les yeux fermés. Quand je suis descendue du télésiège j’étais largement rassurée. Enfin sur la terre ferme !!!

Allez c’est parti. Piste bleue. Julie, Nat et Steven passent devant et je suis toute confiante. Première chute. Aïe. Je rigole. Deuxième chute, j’ai voulu éviter des skieurs arrêtés en plein milieu de la piste, je suis tombée dans une bonne poudreuse qui m’a éclaboussé tout le visage. Oh c’est froid. Toujours le sourire. Troisième chute. La ça me fait plus du tout rire. Et puis ca a été l’enchaînement. Je faisais pas 5 mètres sans tomber et à chaque fois je me faisais mal au genou, si bien que je n’arrivais plus à faire mon chasse neige pour freiner, j’avais mal.

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Steven a voulu m’aider, me soutenir, mais à chaque nouvelle chute, je perdais ma confiance. Si bien qu’au bout d’un moment, j’ai été prise de panique. J’avais peur de me relever. Assise le cul dans la neige, je  me suis mise à pleurer. Et Steven qui criait « allez relève toi, t’en est capable. » « Arrête de te laisser tomber »…. J’avais l’impression d’avoir rajeuni de 17 ans et d’entendre mon moniteur de ski. Le pire, c’est que j’avais envie de retourner sur la piste verte, ou le matin j’y arrivais si bien, mais je me disais que pour y arriver, il fallait forcément que je descende cette foutu piste. Et que j’avais peur de la descendre cette piste. A pied, impossible, vous avez déja essayé avec les chaussures de ski ? Impossible !! Sur le cul ?? Ca c’est une idée pas bête mais bon …

Arrivés enfin à l’étape suivante, pas de nouvelle descente, on ne pouvait que monter. Les yeux tout mouillés de larmes, Steven s’est rapproché de moi et m’a embrassé en s’excusant de m’avoir crié dessus. On est remontés sur un nouveau télésiège, Steven et moi on a parlé de ce qui venait de se passer, de mes appréhensions et de mes peurs. A l’arrivée, Julie et Nath nous ont laissé. Je les comprend, avec un boulet comme moi, de s’arrêter à chaque fois en milieu de piste pour m’attendre c’est pas terrible. On a descendu une piste assez large, ou Steven m’a épaulé comme il a pu en Snowboard. Piste large mais pas trop difficile. Arrivés au croisement, choix entre 2 pistes, rouge ou bleue, le choix s’est imposé tout seuL. Bleuueeeeeeeee ! On s’est assis en haut de la piste, pour se poser 5 minutes et reprendre les bases. Steven, comme ex-moniteur de ski, m’a expliqué mes défauts et pourquoi je n’arrêtais pas de tomber ou de me faire peur. Il me montrait les débutants, « hop la tu ramènes ton talon, parralèle…. » C’est parti. Pendant cette descente, je n’ai vu que mes skis. A chaque fois que je devais tourner, je me répètais dans ma tête « chasse neige et hop tu ramènes ton talon«  … Les skieurs me passaient à coté comme des bombes, et moi je faisais des zig zag sur la piste, en chasse neige ….. Allons bon !! Faut bien débuter un jour !! A mi-piste, Steven m’a dit de le rejoindre en bas. J’ai descendu comme une grande sans tomber.

Soulagement.

Je ne regrette rien de cette journée de ski. La prochaine fois, je resterai sur la piste verte aussi longtemps qu’il faut pour maîtriser mes skis. J’ai apprécié cette journée, une journée pas ordinaire, au grand air, dans les vosges, à me sentir pas différente de ces gens qui disent d’un air snob « moi je passe mes vacances au ski ». En tout cas, le soir j’étais morte. De fatigue. Mal partout, de la tête au pied, jusqu’au bout des seins. Quelques bleus mais pas de gros bobos. Et même aujourd’hui, on est mercredi, mon genou me fait toujours mal.

Mais je ne regrette rien. Et j’y retrournerai !!!!!!

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