Mes commèrages

Ma belle mère, cette femme SI formidable !

Voila plusieurs mois que je voulais vous parler du délicat sujet de belle maman et puisqu’écrire m’a toujours permis d’y voir plus clair, je vais tenter d’aborder le morceau par la.

Lorsque j’ai rencontré mon Amoureux, il n’a pas abordé le cas de belle maman tout de suite. Tout ce que je savais c’est qu’il vivait avec elle parce qu’elle était malade. Un point qui aurait pu me faire peur mais ayant perdu ma maman un an auparavant, j’admirais ce courage qu’il avait d’être aux cotés de sa maman pour l’aider dans son quotidien. Il parlait trés peu d’elle, et nos sujets se limitaient à tenter de nous découvrir l’un l’autre, comme tout début de relation classique finalement. Je dois bien avouer qu’il me tardait de rencontrer cette maman si mystérieuse, qui semblait d’extérieur, être quelqu’un avec beaucoup de caractère, pour le peu qu’il m’en parlait.

Il m’avait toutefois dit que c’était elle qui déciderait de quand elle voudrait me rencontrer. Un point qui m’a pas vraiment surpris, je comprenais son souhait de ne pas aller trop vite dans notre relation.

Le jour ou il m’a annoncé que j’allais la rencontrer, je suis tombée de haut. J’ai commencé à flipper, car moi et les belles mères ça n’a jamais toujours parfaitement collé. Et puis le jour est arrivé, et tout s’est super bien passé.

C’est à partir de ce jour que tout a doucement basculé. J’ai appris à connaître un Amoureux tout différent. Effacé face à une femme de fort caractère, souffrant d’être le frère du prodige. Durant ces quelques mois, je me suis fait observatrice d’un couple étrange d’une mère attachante et de son fils dévoué dans l’ombre du frère parti vivre dans le sud trop loin d’elle.

J’avoue que cette femme m’a touchée. Peut être est-ce ou non lié à l’absence de ma mère, mais j’ai aimé l’écouter parler de sa vie, de toutes ses choses qu’elle a vécu, de l’amour inconditionnel qu’elle a porté à ses enfants, de la relation toute particulière qu’elle a entretenu avec ses parents. Je me suis confiée à elle, livrée comme à une mère.

Notre couple est devenu + 1 . Nous sortions souvent tous les 3, et j’y prenais du plaisir, à la voir rayonner de découvrir toutes ces choses que je lui montrais. Nous avons développé toutes les deux une relation toute particulière que je ne pensais jamais avoir avec une belle mère.

Bien sur, elle était très, voire souvent trop présente dans notre couple. Nos moments d’intimité se faisaient de plus en plus rares et les contraintes du quotidien de plus en plus pesantes.

J’ai emménagé près de chez lui, me disant que les choses seraient plus simples. Que nous aurions notre lieu de replis. Que ce serait plus facile même pour se croiser plus souvent. Car je commençais à souffrir du manque de moi. Je n’étais plus chez moi, n’avais plus de temps pour moi , et vivait au rythme de belle maman et de son fils dévoué.

Et puis il y a eu le mariage.

J’avais été invitée par une cousine à son mariage et nous avions tous les deux prévu de nous y rendre. Le week end s’annonçait magique et romantique à souhait d’autant que la fête se déroulait à plus de 600 km dans le sud de la France. Il fallait penser logistique, qui garderait les chiens, qui aiderait Belle maman dans son quotidien. Nous avions demandé au fils de Mon Amoureux s’il se sentait capable et le jeune ado, du haut de ses 16 ans avait répondu par la positive.

Tout était donc prêt, une semaine avant, et les derniers détails se réglaient, hébergement, transport…. sauf un léger détail omis. Prévenir Belle maman qu’elle serait seule quelques jours avec son petit fils. Evidemment quand elle l’a appris elle a fait une scène à son fils, qui est resté quoi. Sans réaction, probablement qu’il regrettait, probablement qu’il ne savait comment réagir ou je ne sais quoi d’autre. J’ai observé le monologue de belle maman et la réaction de toute la petite famille, un peu mal à l’aise. Son principal regret ? D’avoir été prise pour un boulet à qui l’on impose une nounou. « C’est pas moi qui vit avec toi par nécessité, je peux vivre seule j’ai pas besoin de toi. C’est toi qui a besoin de moi » Criait t’elle à son fils.

C’est sans compter la météo qui s’en est mêlée annonçant une période de canicule pile pour ce week end. Je voyais déja mon week end de rêve s’envoler. Et c’est 2 jours avant que le couperet est tombé « Je ne peux pas venir mon ange. Ma mère a besoin de moi« .

Je crois que je n’ai jamais été autant en colère contre quelqu’un. J’en ai voulu à mon Amoureux d’avoir choisi sa mère à moi. Je lui en ai voulu de m’avoir abandonné à mes rêves et à mes réservations, seule. Je lui en ai voulu de ne pas lui avoir tenu tête. J’ai eu envie de le quitter. Oui sérieusement. Parce que l’on ne me fait pas ça à moi.

Et j’en ai surtout voulu à sa mère. J’ai pris cette décision comme un manque de respect envers moi et envers ma famille. A ce moment la j’ai dit à mon Amoureux « Je ne veux plus la voir« . Ce à quoi il m’a répondu « J’ai l’habitude« .

La veille de partir elle m’a écrit. Sans s’excuser réellement mais en se justifiant. C’est la que j’ai vu pour la première fois son vrai visage. « Il va m’arriver quelque chose. Je vais finir à l’hôpital. Je suis malade. Tu ignores mon handicap. » Tout ça avec de jolies phrases bien tournées destinées à m’attendrir. Sauf que j’ai vu clair dans son jeu. On ne me manipule pas moi.

Je suis partie seule et on n’en a plus jamais parlé.

Mon amoureux quant à lui a commencé à montrer des signes de fatigue morale. Sa mère est devenue bourreau. Ou alors elle l’était avant mais je n’avais pas ouvert les yeux. Imposé de rentrer juste après son boulot, elle lui faisait faire des tâches ménagères jusqu’au soir, par 35°C. Pour que la maison soit propre ? Pour le punir ? Pour lui imposer de rester auprès d’elle ?

Leur relation observée de l’extérieur est devenue claire à mes yeux dés lors qu’avec la peur de me perdre il a commencé à se confier à moi.

Elle se faisait aimante devant moi, parfaite, attachante, même admirable parfois, et devenait en mon absence une véritable mégère. Insultante à son endroit, elle le faisait culpabiliser à longueur de journée, se plaçant sur un piédestal et le rabaissant plus bas que terre lorsque l’occasion se présentait. Elle le punissait à coup de taches ménagères, les carreaux, les toilettes, la salle de bains. Fait ci, fait ça, « bon à rien » « branleur« . Ce sont ses mots, rapportés de la bouche de mon amoureux abîmé par la relation toxique et le quotidien devenu intolérable avec la femme qui la mis au monde.

Vous allez me dire c’est lui qui le dit. En fait non. Car j’ai eu l’occasion de la voir sous son vrai visage ce week-end et c’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à écrire cette histoire.

Aujourd’hui je voudrais le sauver mais je ne sais pas comment. Son degré de manipulation est tel que même insulté il continue de la servir et refuse de la laisser seule. Je ne sais plus vraiment quoi faire….

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