Monter sur scène

 

Scène burlesque

J’ai toujours aimé la scène. Sans forcément parler des spectacles d’école ou de la chorale du collège, j’ai aussi fait du théâtre  Une seule et unique année qui restera l’un de mes meilleurs souvenirs. C’était une pièce sur l’impact de la télévision sur un couple en semi-improvisation, c’est à dire qu’il n’y avait pas de texte précis, juste une chronologie, et un personnage à incarner. J’incarnais l’un des deux personnages principaux et j’ai eu aucun mal à rentrer dans la peau de mon personnage pour la seule et unique représentation.

Je me souviendrai toute ma vie de ce trac immense d’entendre depuis les coulisses, le brouhaha des gens dans la salle, de se risquer à jeter un oeil par le rideau entrouvert et de voir les gens devant lesquels j’allais faire le pitre s’installer. Un mal de ventre terrible, un stress qui va crescendo  jusqu’à exploser et disparaître instantanément une fois les projecteurs braqués sur soi. Et puis l’adrénaline, le plaisir que procurent les applaudissements, l’acclamation du public. On a juste envie de rester sur scène, de répéter encore et encore cette scène. On veut pas que ça s’arrête. On a envie de revivre encore et encore ce moment.

Je ne suis pas du genre comique qui aime se montrer, mais je suis carrément et radicalement timide. La scène me procure un plaisir tel que je ne cherche qu’à provoquer la moindre occasion pour y monter. Et hors de question de rester derrière. Non moi je veux être vue, je veux être sur le devant de la scène.

Monter sur scène

L’année dernière, j’ai eu la chance de monter sur la scène de la Salle poirel, une salle historique et l’une des plus belles salles de spectacle de Nancy après l’Opéra. C’était à l’occasion du gala de fin d’année de la Danse africaine organisé par ma MJC.

Même si je ne suis pas une danseuse née, même si je n’ai aucune grâce, aucun rythme dans la peau j’ai tout fait pour me retrouver devant et j’ai réussi. Pendant le placement de la première chorégraphie, je me suis retrouver en milieu de scène, tout devant. Lorsque je me suis tournée vers le public, je n’ai pas baissé la tête, je n’ai pas fixé un point au sol, non j’ai relevé la tête, me suis redressée et j’ai dansé fièrement projecteur dans les yeux. Portée par tous ces regards que je sentais braqués sur moi et sur les autres danseurs.

Parce que ce qu’on est dit est vrai, quand on est sur scène, on voit rarement les gens du public, limite le premier rang. Les lumières braquées sur soi, on voit rien, et au final, même si on se sent regardé, on a quand même l’impression d’être seul. Suffit de se laisser transporter par ce qu’on fait et de se laisser aller. Le temps s’arrête, l’adrénaline est à son paroxysme. Ensuite c’est que du bonheur …

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2 thoughts on “Monter sur scène

  1. j’ai participé à quelques spectacles quand je suivais des cours de djembé. je m’arrangeais aussi pour avoir un solo, aussi bien pour me battre contre ma timidité que pour assouvir mes envies de célébrité 🙂

  2. Pour ma part,je ne me produirai jamais sur scène pour un effeuillage. Je suis beaucoup trop timide et pudique envers les étrangers. Mais je dois dire que tout comme toi, j’ai adoré les années où je me suis produite sur scène. Que ce soit pour les spectacles de chants, de musiques, de théâtre ou d’improvisation. La « drive » qu’on a quand on est applaudie et que les gens viennent te voir ensuite… Voir que les gens ont aimé ça. Quel accomplissement de soi!!! Je referais de la scène n’importe quand … 🙂 Je te souhaite bonne chance pour ton futur effeuillage et je pense que l’important, c’est de ce sentir bien avant d’aller sur scène… bisous xox

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